Vote suisse sur l’opportunité d’augmenter les impôts pour lutter contre le changement climatique – WIVB.com – News 4

GENÈVE (AP) – Les électeurs suisses votent lors d’un référendum sur un projet de «loi sur le dioxyde de carbone» qui augmenterait les frais et les taxes sur les carburants produisant des gaz à effet de serre, alors que leur pays alpin subit un impact démesuré des retombées du changement climatique.

La proposition réviserait et renforcerait une loi existante qui vise à réduire les émissions de CO2 d’ici 2030. C’est l’une des nombreuses mesures auxquelles les électeurs du pays seront confrontés dimanche lors des derniers référendums de la démocratie suisse, qui donne au public un droit de regard direct dans l’élaboration des politiques.

Beaucoup en Suisse, qui abrite la fonte des glaciers et des villes de haute altitude, sentent qu’il faut agir vite : le pays a fait face à une augmentation des températures deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, selon le gouvernement. Les gaz à effet de serre, notamment le dioxyde de carbone, sont considérés comme le principal coupable.

La loi, si elle est approuvée par les électeurs et finalisée au parlement, promulguerait de nouvelles taxes sur les carburants générant du CO2 et le gaz naturel, ainsi que sur les billets d’avion, et augmenterait les frais sur le prix à la pompe de l’essence. Des dérogations seraient accordées aux personnes qui réduisent leurs émissions de C02.

Ces revenus seraient versés dans un «fonds climatique» pour soutenir des activités telles que le déploiement de bus électriques, le financement d’entreprises suisses pour innover dans le domaine des technologies respectueuses du climat, de nouveaux systèmes de chauffage et une aide aux zones vulnérables à l’impact du changement climatique – comme les zones rurales par des coulées de boue.

Les sondages suggèrent que la plupart des électeurs soutiennent la mesure, mais la marge s’est rétrécie en mai. La plupart des Suisses ont voté par correspondance et les résultats préliminaires étaient attendus dimanche après-midi.

Les critiques disent que la mesure serait inefficace puisque les émissions de dioxyde de carbone de la Suisse ne représentent que 0,1% du décompte mondial – le problème est donc bien plus important que ce que le pays seul peut combattre.

De plus, ils disent que l’impact de la mesure coûterait trop cher et pèserait lourdement sur un large éventail de personnes, y compris les familles à revenu faible et moyen, les conducteurs, les jeunes voyageurs et les propriétaires et locataires.

Le gouvernement suisse, qui soutient la proposition, et d’autres partisans insistent sur le fait que le coût de l’inaction serait encore plus élevé, et affirment que la mesure pourrait soutenir des innovations respectueuses du climat et créer plus d’emplois verts.

Parmi d’autres problèmes sur les bulletins de vote à l’échelle nationale, il y a un référendum sur la loi COVID-19 du gouvernement, qui a généré une augmentation des dépenses de l’État qui, selon les critiques, était trop chère : un vote contre la loi pourrait invalider le soutien de l’État d’urgence qui a déjà été accordé – et continue aller à — plus de 100 000 entreprises et plus de 1 million de personnes dans le pays de 8,5 millions.

Les sondages suggèrent qu’un concours relativement serré sur une initiative visant à améliorer la qualité de l’eau potable en Suisse rendrait plus difficile pour les agriculteurs d’obtenir des subventions de l’État s’ils utilisent certains types de pesticides et d’antibiotiques.

Les électeurs semblaient également prêts à donner leur feu vert à la pression du gouvernement pour accorder à la police des pouvoirs de surveillance accrus et prendre des mesures préventives pour aider à lutter contre le terrorisme.

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